La crise sanitaire a suscité le désir de s’éloigner des grands centres urbains. Avec le développement du télétravail qu’elle a engendré, il devient plus facile de déménager vers la banlieue, dans une ville plus petite, à la campagne ou même à l’étranger.
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La périphérie des grandes villes fait de plus en plus d’adeptes. En quête de proximité avec la nature sans pour autant renoncer aux services qu’offre un centre urbain ? Suivez le guide.
Premier point positifles nombreux espaces verts dont disposent les villes situées dans la grande couronne de Paris ou proches des grandes métropoles. Ainsi, l’Île-de-France compte plus de 125 000 hectares d’espaces verts ou boisés ouverts au public et accessibles en transports en commun. Habiter en banlieue offre un cadre de vie plus agréable, mais pas seulement.
Le coût de l’immobilier est moindre. « Selon une étude que nous avons menée en avril, 40 % des personnes qui ont un projet d’achat immobilier déclaraient être concernées durablement par le télétravail, explique Corinne Jolly, présidente de PAP. Avec pour conséquence la recherche d’un bien de plus grande surface, pour concilier vie personnelle et vie professionnelle, et, pourquoi pas, doté d’une terrasse ou d’un jardin. »
Les banlieues voient leurs réseaux de transport s’améliorer. Avec 200 kilomètres de lignes automatiques et 68 gares, le nouveau métro Grand Paris Express permettra ainsi de relier les 123 communes des départements de la petite couronne et 7 communes de la grande couronne entre elles et à la capitale. Des villes comme Chelles (77), Orsay (91) ou Herblay-sur-Seine (95) vont devenir plus attractives.
Ne négligez pas les villes de banlieue qui semblent moins cotées. Elles peuvent offrir un cadre de vie agréable à moindre coût, comme Neuilly-Plaisance (93), à une demi-heure de Paris et réputée pour ses espaces verts, mais aussi Bussy-Saint-Georges (77) ou Sainte-Geneviève-des-Bois (91).
Les temps de transport seront le principal point névralgique, si vous n’êtes pas en télétravail. Vous devrez alors calculer leur durée en fonction des différents modes de locomotion, de la fréquentation des axes, sans surestimer votre capacité à vous adapter. Il vous faudra privilégier la proche banlieue ou choisir une localité dotée de transports en commun à forte fréquence.
La proximité des services et l’amplitude des horaires d’ouverture des commerces, moindres en banlieue, sont susceptibles de vous faire regretter Paris ou le centre des grandes métropoles.
L’offre culturelle pourra également vous sembler moins importante. « Pourtant, il existe une vraie culture en banlieue, tempère Katrin, journaliste, qui a quitté Paris pour Vitry-sur-Seine. À Vitry, elle est partout, dans la rue avec les œuvres de street art, au théâtre ou encore dans les musées, comme le MAC VAL, l’Exploradôme ou le musée des sciences et du numérique. » Pas de cinéma dans la ville que vous visez ? Il y en a peut-être un, facilement accessible, dans la commune voisine…
Ne restez pas crispé sur les habitudes acquises dans la métropole. Exploitez les possibilités offertes par la ville où vous serez amené à vivre, sans chercher à les comparer avec celles de votre ancien quartier.
Le point de chute ne doit pas être seulement déterminé en fonction de votre emploi ou celui de votre conjoint. Si vous avez des enfants, les établissements scolaires et les centres aérés sont des critères à prendre en compte. « Essayez de ne pas trop vous éloigner de votre réseau familial et social ou, au contraire, de vous en rapprocher, car c’est la source numéro un des regrets des personnes qui déménagent », note Corinne Jolly.
Si vous privilégiez le cadre de vie, élargissez vos recherches dans tout le département, afin ne pas vous priver d’opportunités. 
Sur le plan immobilier, toutes les banlieues ne se valent pas financièrement. Dans des villes comme Saint-Mandé ou Versailles par exemple, le prix du mètre carré n’a rien à envier à certains quartiers de Paris !
Essayez de trouver le meilleur lieu non seulement en fonction du cadre de vie, mais également de vos impératifs professionnels, de vos centres d’intérêt, de vos activités, de vos loisirs et de ceux de votre famille.
Pour éviter un mauvais choix, il sera nécessaire de vous rendre sur place à différents moments de la journée ou de la semaine. Vous pourrez ainsi vous rendre compte de l’ambiance générale et des nuisances éventuelles (couloirs aériens, etc.). Un commerce auquel vous êtes attaché ne s’y trouve pas ? Oubliez votre zone de confort et partez en exploration pour dénicher d’autres adresses sympathiques. Ne négligez pas non plus les banlieues limitrophes pour trouver ce dont vous avez besoin. Faites-vous aider des habitants ou mettez-vous en contact avec les nouveaux arrivants pour défricher le territoire ensemble.
Prenez contact avec les comités de quartier, les associations, les groupes d’habitants sur les réseaux sociaux, pour prendre la température des lieux et faciliter votre intégration.
Blois, Laval, Besançon… les petites et moyennes villes qui allient cadre de vie naturel et dynamisme ont désormais la cote. Feuille de route pour réussir cet exode.
Ciblez une ville qui rend facilement accessible votre lieu de travail pour y aller quotidiennement ou ponctuellement si vous êtes en télétravail. Sinon, les possibilités d’emploi local dicteront votre choix. « À condition d’avoir bien ficelé votre projet avant, poursuit Kelly Simon, cofondatrice de Paris-jetequitte.com. En fonction du métier occupé ou du secteur d’activité, certaines régions sont plus propices que d’autres à la délocalisation. »
Sur Travail-emploi.gouv.fr, consultez la carte des métiers porteurs dans les régions, publiée le ministère de l’Emploi, qui vise à faciliter les reconversions. Cliquez sur « Formation professionnelle » puis « Formations des salariés » puis « Transitions collectives ».
Le marché de l’immobilier est à étudier de près pour ne pas faire exploser la note. « L’enjeu principal est de bien se projeter dans le nouveau lieu de vie, explique Corinne Jolly, présidente de PAP. Prenez également en compte l’éloignement de votre cercle familial ou amical. S’il est trop important, cela vous coûtera trop d’efforts, et l’aventure risquera de tourner court. »
Attention ! « Un autre risque est de choisir son nouveau lieu de vie comme s’il s’agissait de son lieu de vacances. Or, les coups de cœur estivaux font rarement bon ménage avec les contraintes du quotidien ! », met en garde Corinne Jolly.
N’idéalisez pas et ne vous fermez pas aux régions a priori moins attirantes qui peuvent être dynamiques.
Il est indispensable d’établir la liste des critères que vous estimez non négociables, comme la présence de la fibre, les équipements de loisirs, les établissements scolaires, les services médicaux, et de vérifier si la ville répond à ces exigences. « Discutez avec les habitants sur les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien pour faire leurs courses, occuper les enfants pendant les vacances ou se soigner », conseille Corinne Jolly. Vous pouvez aussi vous fier à l’expérience de nouveaux arrivants. « En plus des témoignages publiés sur notre site, nous avons créé sur Facebook Le groupe pour quitter Paris, afin d’échanger des conseils », relève Kelly Simon.
Saisissez les opportunités que proposent les villes (Laon, dans l’Aisne, par exemple) pour attirer de nouveaux habitants.
Le projet nécessite une ou deux années de préparation et doit être partagé avec votre conjoint et vos enfants. Le retour aux sources dans la région où on a grandi ou réalisé ses études ou pour se rapprocher de sa famille doit être aussi soigneusement étudié. « Mieux vaut vérifier si le tissu social et professionnel est suffisamment porteur, souligne Kelly Simon, ou s’il est préférable de s’installer dans une ville proche plus stratégique. »
Faites des repérages réguliers à différents jours de la semaine dans la ville ciblée, afin d’y recenser les différentes ressources et de vérifier qu’elles répondent à vos attentes.
Contactez les mairies et les conseils départementaux et régionaux pour connaître les aides ou les services dont vous pourriez bénéficier et adressez-vous aux chambres de commerce et d’industrie en cas de lancement d’activité. Des organismes, comme Paris-jetequitte.com, proposent des services de coaching destinés aux candidats au départ. « Nous pouvons les aider, explique Kelly Simon, dans les trois étapes clés du projet : le choix de la destination, les possibilités d’emploi de la région ciblée et l’accompagnement dans la recherche de logement et l’installation. Enfin, nous mettons les personnes en relation avec les services de conciergerie mis en place par les territoires pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants. Hormis la recherche de logement, tous les outils que nous proposons sont gratuits et libres d’accès. »
Les associations locales sont également une bonne source d’information. Leur nombre fournit d’ailleurs un indicateur fiable du dynamisme du territoire.
En quête de nature et d’un mode de vie plus sain, de nombreux citadins rêvent de s’installer à la campagne. Un grand saut à préparer soigneusement.
Ras le bol de la ville ? Envie de tranquillité et d’air pur ? Attention, le monde rural souffre parfois de nuisances sonores ou de pollutions. « Vivre dans une petite communauté où tout le monde se connaît pourra également sembler étouffant aux néoruraux, met en garde Anthony Cortes, auteur d’un ouvrage intitulé Le réveil de la France oubliée (éditions du Rocher, 2021). La ruralité est avant tout une aventure collective, il faut le savoir avant de partir. »
Dressez la liste des points sur lesquels vous ne souhaitez pas transiger : proximité de certains services, modes de déplacement disponibles…
Partir au vert se conjugue souvent avec l’idée de reconversion professionnelle. « Or, il est parfois nécessaire de passer par une phase de transition, par exemple en essayant de délocaliser son activité, avant de se lancer dans un vrai changement professionnel. D’autant qu’il faut avoir un minimum de garanties pour trouver un logement », souligne Charlotte Courty, chargée de la conciergerie Corrèze Accueil mise en place fin 2020 par le département de la Corrèze.
Étudiez de façon approfondie les besoins en emplois du territoire. En milieu rural, ils sont souvent développés autour du médico-social, du tourisme, de l’agroalimentaire, de la reprise de commerces et de l’artisanat. Mais les industries de pointe sont aussi concernées.
Le monde rural offre de plus en plus la possibilité de télétravailler. « C’est le cas en Corrèze avec le programme public départemental Corrèze 100 % Fibre et la présence d’espaces de coworking et de tiers lieux pour travailler à distance », note Charlotte Courty.
Identifiez les secteurs porteurs, puis vérifiez si vous avez l’envie et les compétences pour postuler, ou si une formation est nécessaire.
Il existe souvent un fossé entre l’image idéalisée de la campagne et la réalité. D’où l’idée de faire des tests grandeur nature, le temps d’un week-end ou plus. Des départements comme la Corrèze ou la Haute-Vienne proposent régulièrement des formules gratuites d’immersion. « Venir sur place permet de vérifier que l’on s’y sent bien, de parler avec les habitants, et de vérifier, par exemple, si on est vraiment fait pour habiter une maison en pleine campagne ou s’il vaut mieux être proche d’un bourg », observe Charlotte Courty.
Soyez patient, l’intégration étant parfois longue à se mettre en place. Pour Anthony Cortes, « participer à des initiatives sportives ou culturelles, au fonctionnement d’épiceries associatives ou à la vie de la commune facilite les choses ».
Oubliez vos idées reçues sur le manque d’offres culturelles. « Le milieu rural fait de plus en plus d’efforts pour monter des festivals, des concerts, des expositions…, remarque Anthony Cortes. Et rien ne vous empêche d’apporter vos propres pratiques culturelles ! » Idem pour les commerces, moins présents à la campagne. « C’est le bon moment de tester les circuits courts et de consommer local. »
Réussir son implantation implique de ne pas plaquer les codes de la ville sur la campagne.
Comme la Corrèze, de plus en plus de collectivités proposent de coacher les néoruraux, comme le « job dating » dans l’Aveyron ou le réseau de référents accueil Oh my Lot ! dans le Lot. « Il ne s’agit pas de vendre du rêve, mais d’étudier la faisabilité du projet des candidats, depuis sa définition jusqu’à sa concrétisation, explique Charlotte Courty. Nous avons monté un réseau avec l’ensemble des partenaires du territoire, afin de répondre aux problèmes qui peuvent se poser pour l’emploi, le logement ou la scolarisation des enfants. »
N’hésitez pas à évoquer librement vos craintes et vos attentes.
Opportunité professionnelle ou envie de tout larguer pour redémarrer à zéro ailleurs ? Partir à l’étranger exige une solide préparation.
Il est indispensable de se rendre au moins une fois dans le pays pour poser les premiers jalons. Le but est de mieux appréhender les spécificités locales, d’évaluer les difficultés et de nouer des contacts utiles.
Vérifiez les conditions de travail en vigueur dans le pays et, si nécessaire, l’équivalence des diplômes. Rapprochez-vous d’organismes tels que Pôle emploi mobilité internationale, Eures pour l’Europe ou le Réseau des chambres de commerce à l’étranger, et Business France si vous désirez créer une entreprise.
Évitez de partir sur un coup de tête. Ce doit être l’aboutissement d’un projet que l’on a mûri, et non un rejet de votre vie actuelle.
L’expérience n’a pas toujours des allures de conte de fées. Attention aux fantasmes ! Partir à l’étranger ne vous rendra pas millionnaire ou ne rendra pas vos enfants parfaitement bilingues. « Ce qui est dur dans l’expatriation, c’est de se couper de ses racines et de son environnement. C’est un bouleversement, pas un déménagement », explique Alix Carnot, directrice associée d’Expat Communication.
Redoublez de vigilance si vous partez en couple. « Il faut à la fois construire un projet individuel et un projet commun. L’expatriation rebattra tous les fondamentaux sur lesquels le couple est construit », témoigne Alix Carnot.
De nombreux organismes permettent de se préparer à s’expatrier ou à s’installer dans le pays. Les Alliances françaises, FemmExpat ou Expat Communication proposent des guides gratuits, des journées de formation, un accompagnement… Vous souhaitez réaliser votre activité en télétravail ? Rejoignez des groupes comme French Digital Nomads, Nomade Digital Francophone… Le site Retour-en-france-simplicite.fr, mis en place par les services de l’État, informe quant à lui les expatriés qui reviennent de l’étranger. « En vue d’un éventuel retour, ne coupez pas les ponts avec la France. Soignez bien votre réseau avant de partir ! », conseille Alix Carnot.
N’hésitez pas à vous rapprocher d’associations d’expatriés, comme l’Union des Français de l’étranger ou Français du Monde.
Préparez les démarches administratives : passeport, visa, couverture médicale, permis de conduire international… Informez le service des impôts, la caisse de retraite, et faites un point avec votre médecin.  Il vous faudra aussi trouver un logement, inscrire vos enfants dans une école, faire suivre votre courrier…
Pour ne rien oublier, établir un rétroplanning s’impose !
Le projet n’est pas le même si on veut passer sa retraite à l’étranger ou si on part dans l’idée de monter un Bed and Breakfast, un hôtel ou de se lancer dans la culture bio. « Dans ce cas, le changement de vie est démultiplié par la langue, l’environnement, l’activité et les revenus, note Alix Carnot. En France, la santé, l’éducation et la retraite sont gérées par l’État. À l’étranger, les frais pour la couverture santé et la scolarisation réduiront fortement votre niveau de vie. » À savoir : seuls 40 % des conjoints des expatriés d’entreprise travaillent. Avant de partir, consultez un conseiller en patrimoine ou un notaire pour étudier les conséquences du droit local sur votre régime matrimonial.
Vérifiez les conséquences de l’expatriation sur votre budget en utilisant des calculateurs, comme Smart-expatriation, ou en consultant le site Cleiss consacré à la protection sociale.
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